Le métier d’ambulancier est une profession difficile mais qui est souvent délaissée, négligée ou peu reconnue. Il ne consiste pas seulement à assurer le transport des nécessiteux dans les centres de soins. Ces professionnels s’occupent aussi des premiers soins pour maintenir les victimes en vie. Certains sont fonctionnaires dans des établissements publics et d’autres sont salariés. Ils ont tous en commun le gout de secourir ceux qui ont en besoin. Ils doivent résister à des conditions de travail souvent rudes.

Transport de personnes âgées vers les hôpitaux, transport de victimes d’accident, etc., c’est un secteur d’activité qui est souvent sollicité et qui ne connait presque pas de crise.

Le métier d’ambulancier

Une grande majorité des ambulanciers travaillent en entreprise en tant que salariés. Cela peut être une grande structure, une entreprise artisanale ou familiale. Ils ont des horaires de travail irréguliers. Selon les besoins du public, une ambulance 91 peut être sollicitée à tout moment : le jour, la nuit, les jours fériés ou le week-end. Habituellement, les ambulanciers sont départagés en plusieurs équipes qui font le relai toutes les 24 heures. Ils sont toujours à l’affut de toute urgence.

Pour les ambulanciers qui travaillent pour leurs propres comptes, ils sont souvent sans auxiliaires. La plupart œuvre dans les milieux ruraux. Ils doivent obtenir une qualification professionnelle et un agrément octroyé par un service préfectoral compétent pour s’installer en libéral. Ils doivent aussi avoir le fond nécessaire pour l’investissement dans l’acquisition d’un véhicule conforme aux normes.

Les conditions de travail d’un ambulancier

L’ambulancier, après avoir suivi des formations fait obligatoirement partie de l’équipage d’une ambulance. Sa mission n’est pas uniquement de faire le transport de la personne mais aussi d’assurer ses premiers soins. Il doit aussi savoir conduire une ambulance 91 ou d’un véhicule sanitaire léger aussi appelé VSL. Il doit toujours avoir un assistant ou un auxiliaire ambulancier qui le seconde.

En fonction du trajet entre le domicile de la personne ou l’endroit où elle a été secourue et le centre de soin le plus proche, l’ambulancier doit se tenir à son côté. Il peut rester assis ou bien debout selon les besoins. Cela requiert une bonne condition physique. Outre la résistance au stress et à la fatigue, l’ambulancier doit également être une personne calme et sereine. Elle doit s’avoir rassuré son client pour le calmer.

Les compétences requises pour devenir ambulancier

Pour devenir ambulancier, il faut avoir un diplôme d’État d’ambulancier. Il est possible d’acquérir ce diplôme sans condition de niveau d’étude. Cependant, l’obtention d’un permis de conduire catégorie B qui a au moins 3 ans d’ancienneté est indispensable. Il faut aussi être titulaire d’une attestation de formation aux gestes et soins d’urgence niveau 1.

Pour être éligible aux épreuves d’admission dans les établissements qui préparent le diplôme d’Etat, il faut avoir une attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’une ambulance et un certificat médical de vaccinations. Il faut ensuite passer par une sélection constituée de tests et d’entretien.

Pour les candidats retenus, ils doivent faire une formation de 18 semaines puis un stage obligatoire en service ambulancier.

Un bon ambulancier n’est pas uniquement un conducteur d’une ambulance dans le 91 attentif, rapide et qui dispose d’un diplôme d’Etat. Il doit aussi avoir plusieurs caractères.

Comme il sera en contact permanent avec les personnes blessées, les handicapées, les malades, etc., il doit être souple et disponible. Une bonne capacité d’écoute est également nécessaire pour connaitre les besoins de la personne. Il doit aussi savoir prendre les bonnes décisions au bon moment. Pour ce faire, il lui faut un sang-froid et une bonne réactivité.

Il faut noter que les interventions sont variables. Elles peuvent être rapides mais elles peuvent aussi être longues et pénibles. L’ambulancier doit alors faire preuve de résistance au stress et à la fatigue. Pour cela, il aura besoin d’une solide résistance physique. Ainsi, il doit passer régulièrement une visite médicale auprès d’une commission préfectorale.

Déroulement du travail d’un ambulancier

La nature du travail d’un ambulancier au bord de son ambulance professionnelle 91 est de transporter en toute sécurité une personne d’un lieu vers un centre de soin ou un hôpital. Sa mission est donc de veiller à son bien-être et à son confort sur la route même s’il conduit à grande vitesse dans une situation d’urgence.

Avant toute chose, il doit d’abord connaitre l’état du passager. Il prend alors des informations ou des consignes concernant le degré d’urgence du transport à réaliser, le type d’accident qu’a eu la personne, sa maladie, etc.

Son rôle consiste à aider le malade à monter dans son véhicule puis à l’installer confortablement. Durant le trajet, il veille à ce qu’il reste en vie. En cas d’inconfort ou de besoin, il doit intervenir et réaliser les premiers soins comme le massage cardiaque, le bouche-à-bouche, etc.

En outre, l’ambulancier doit veiller à ce que son véhicule soit en bon état. Il doit donc faire de temps en temps des entretiens. Tous les matériels utilisés dans la voiture doivent également être stérilisés après chaque usage. C’est à l’ambulancier de faire le lavage, la désinfection, etc. En parallèle, il est aussi mené à réaliser des tâches administratives comme l’encaissement, la facturation, etc.

Salaires et évolution de carrière pour un ambulancier

En début de carrière et étant titulaire d’un DEA, un ambulancier gagne le smic. Son gain peut s’évoluer en fonction de l’entreprise dans laquelle il travaille et de son ancienneté.

Les ambulanciers qui travaillent dans la fonction publique appartiennent à la catégorie C et leur corps se divisent en 3 grades. Il y a le conducteur de 2e catégorie, le conducteur ambulancier de 1ère catégorie et le conducteur ambulancier hors catégorie. Les rémunérations de chaque conducteur ambulancier sont variables en fonction de sa catégorie.

Chaque ambulancier perçoit une indemnité de sujétion spéciale, une prime de service et des indemnités pour les horaires supplémentaires. Il peut aussi toucher des primes et des indemnités relatives aux conditions de travail.

Un conducteur d’ambulance experte du 91 affecté peut gagner une majoration de 20 points selon sa mission.

Pour ce qui est de l’évolution de carrière, un ambulancier peut devenir aide-soignant s’il le souhaite. Pour cela, il ne sera plus obligé à passer le concours d’entrée en école d’aide-soignant. Sans faire les unités de formation 2, 4, 5 et 7, il passera les unités 1, 3, 6 et 8. Cela équivaut à 9 semaines de formation théorique et 6 stages de 4 semaines chacun.